Roland-Garros reste à Paris (les contours du projet Roland-Garros 2016)

Le projet du stade de Roland-Garros

Une vingtaine de projets au départ. Deux ans de travail au quotidien, d’études approfondies, d’intense réflexion. Pour une ambition unique : pérenniser, pour les décennies à venir, le statut et le rayonnement de Roland-Garros parmi les plus grands tournois mondiaux.

En optant le 13 février 2011 pour la modernisation et l’agrandissement du site historique de Roland-Garros à la Porte d’Auteuil à Paris, la Fédération Française de Tennis a fait un choix historique, sans aucun doute le plus important depuis sa création en 1920 ! Un choix tourné vers l’avenir, prestigieux, courageux, innovant, résolument qualitatif, à forte connotation environnementale, tout en préservant une dimension historique incomparable.

 Implantation future de Roland-Garros

Dès 2016, le nouveau Roland-Garros sera inauguré sur son site historique, à la Porte d’Auteuil. Mais entre le stade d’origine (doté de cinq courts sur 3,25 hectares), construit pour permettre, en 1928, aux Mousquetaires du tennis français de défendre « leur » Coupe Davis, et le futur temple de la terre battue, plus d’un siècle de modernité, de technologie, d’ambitions nouvelles séparent ces deux équipements.

Le nouveau stade permettra de répondre aux trois problématiques de départ posées par la FFT : disposer d’installations « couvrables » pour pouvoir assurer la continuité du jeu en cas d’intempérie ; offrir davantage de confort et d’espace à l’ensemble des populations du tournoi (aux joueurs et au public notamment) ; proposer un stade doté d’infrastructures modernisées en termes de conditions d’accueil, d’informations, de services, d’animations…

A l’issue de ces travaux de grandes envergures – sans aucun doute les plus importants depuis la construction du stade –, étalés sur plusieurs éditions du tournoi, Roland-Garros demeurera la seule épreuve du Grand Chelem organisée dans le centre d’une capitale mondiale, Paris en l’occurrence.

Mais au lieu de ses 8,5 hectares actuels, le stade bénéficiera en période « tournoi » d’une superficie de 14 hectares, soit environ 60 % de surface utile supplémentaire. Toutes les activités propres à l’organisation du tournoi et à la vie fédérale à l’année seront regroupées au coeur du quartier d’Auteuil, renforçant la dimension « Village » de Roland-Garros.

Au total, la FFT disposera de 35 courts répartis sur son site historique (18, dont celui du jardin des Serres), sur le stade Jean-Bouin (13) et sur le « petit » Jean-Bouin (4), mais également d’un Centre National d’Entraînement flambant neuf. Totalement adaptée aux exigences du haut niveau, cette « académie fédérale » verra le jour sur l’actuel stade Georges-Hébert, situé à portée de balle du court Philippe-Chatrier.

  • Stade Jean-Bouin. 13 courts en terre battue battue
  • 18 courts en terre battue
  • dont le Chatrier « couvrable »
  • Petit Jean-Bouin. 4 courts en terre battue

Le scénario d’implantation

Le projet pensé et conçu par la Fédération Française de Tennis, en étroite collaboration avec la Ville de Paris, entraînera un réaménagement complet du site et une organisation sportive nouvelle des Internationaux de France (35 courts extérieurs en terre battue) sur une superficie de 14 hectares en configuration tournoi. L’ensemble des activités de la FFT (tournoi et hors) sera regroupé sur un périmètre restreint dans le quartier de la Porte d’Auteuil.

La nouvelle place des Mousquetaires et le futur court Philippe-Chatrier

Symbole du nouveau Roland-Garros, le court Philippe-Chatrier sera entièrement repensé dans sa conception. S’il conservera sa capacité actuelle de 15 000 places, son réaménagement intérieur garantira un confort accru à l’ensemble des populations, et notamment au public, en investissant les angles (ouverts aujourd’hui), en offrant une nouvelle continuité « curviligne » aux tribunes et en proposant davantage de sièges bas au grand public.

Plus 5 000 m² de nouveaux espaces seront dédiés

à l’accueil des joueurs. Le « Chatrier » sera modernisé dans son intégralité, et équipé d’un toit rétractable qui assurera la continuité du jeu en cas d’intempéries. Cet équipement, de conception mécanique simple et fiable, offrira également la possibilité d’organiser des sessions de soirée dans des conditions de confort optimales.

Le nouveau court du jardin des Serres d’Auteuil

A proximité, le court n°1 sera détruit pour faire place à la réalisation d’une vaste esplanade d’environ un hectare. Les spectateurs trouveront sur la nouvelle Place des Mousquetaires, arborée, aérée, totalement ouverte avec une vue directe sur le court Philippe-Chatrier, un espace de détente, convivial, où il sera possible de se restaurer ou de regarder des matches sur écran géant.

Pour remplacer le court n°1, le troisième du stade en termes de capacité, un nouveau court de 5 000 places verra le jour dans la partie technique du jardin des Serres d’Auteuil. Totalement intégré dans son environnement, cet équipement semi-enterré proposera un concept inédit de structures vitrées continues, abritant sur 1 700 m² une partie des collections du jardin des Serres et formant un auvent pour les spectateurs des tribunes hautes. Un promenoir entre tribunes hautes et basses offrira une vue directe sur les collections de plantes.

L’allée des Serres reliera le stade « historique » au nouveau court, en proposant de nombreux services au public (restauration, commerces, information…) dans les bâtiments en meulières.

L’allée des Serres reliant le stade historique au nouveau court du jardin des Serres

Dans la réflexion d’ensemble de réorganisation du stade, le restaurant « Le Roland-Garros » sera déplacé et prendra place à l’angle de l’avenue Gordon-Bennett et du boulevard d’Auteuil, en utilisant l’actuel Pavillon d’octroi.

Au Nord du stade (côté Bois de Boulogne), un nouveau centre de presse « high-tech » sera construit en lieu et place de l’actuel Centre

National d’Entraînement. Il sera surplombé par un restaurant panoramique qui offrira une vue imprenable sur l’ensemble du site, la ville de Paris et de ses environs.

A l’extrême pointe Ouest du stade, les courts extérieurs en dur et le double gymnase du Fonds des Princes, actuellement utilisés par la Ville de Paris, seront remplacés par de nouveaux courts en terre battue, dont un « show court » de 2 000 places.

Enfin, le Centre National d’Entraînement supprimé au niveau de la Porte Marcel-Bernard sera reconstruit sur le site du stade Georges-Hébert. Ce nouvel outil aura pour vocation de former les champions de demain. Sur une surface proche de deux hectares, le nouveau CNE accueillera notamment sept courts couverts en dur, trois ou quatre terrains extérieurs également en dur, une capacité d’hébergement pour environ quarante stagiaires, un centre médical, des salles d’échauffement, de musculation, etc.

Même si les différents sites affectés au tournoi de Roland-Garros et à la vie fédérale ne seront pas contigus (stade historique, stade Georges-Hébert pour le CNE, stade Jean-Bouin pour les courts d’entraînement), cette discontinuité sera fortement atténuée par une organisation de la circulation réinventée aux abords de Roland-Garros.

En période tournoi, l’avenue Gordon-Bennett sera privatisée et fera complètement partie intégrante du nouveau stade. Dans cette nouvelle configuration, il sera possible d’accéder au stade par de nouvelles entrées, et notamment de la Porte d’Auteuil (proche des transports en commun), via le Jardin des Serres d’Auteuil.

La nouvelle esplanade de la Place des Mousquetaires, vue du court Philippe-Chatrier

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